Interview Selena Yaz

 Pour cette interview c'est Selena Yaz plus connu sur wattpad sous le nom de samouraispoke. Autrice de trois histoire romance psychologique.


1 ) Pourquoi t’es-tu lancée dans l’écriture ?

Enfant, je bricolais des livres par ennui. Au collège, j’écrivais des fanfictions. En seconde, j’ai écrit mon premier projet personnel ; une dystopie sur les émotions. Je voulais comprendre mes propres émotions, explorer ma manière d’être émotionnellement et si elle taperait à l’œil dans un monde où tout le monde est contraint d’être heureux.



2) Comment est née ta passion pour l’écriture ?

J’ai eu des lacunes et des problèmes de concentration tout au long de ma scolarité. Mais avec l’écriture, c’est différent. J’adore le processus de création. Il est logique dans sa suffisance. Le système scolaire n’est pas basé sur la même logique. J’adore cette liberté !



3) Ta routine quand tu écris ?

Je me prépare une boisson.

— > 10 à 30 minutes de vidéos ou de Minecraft.

— > 30 minutes à 1 heure d’écriture.

Je me prépare une boisson, un goûter.

— > 10 à 30 minutes de vidéos ou de Minecraft.

— > 30 minutes à 2 heures d’écriture.

Et je finis par une vidéo pour couper de l’univers.



4) Qu’est-ce qui t’a donné envie de partager ton histoire en ligne ?

Ma cousine habitait loin, et elle écrivait aussi. J’ai installé Wattpad pour la lire, au lieu d’attendre les prochaines vacances pour le faire avec son téléphone.

Quand j’ai réalisé que d’autres jeunes de notre âge dans toute la France publiaient des histoires, je me suis dit « pourquoi pas moi ? ». C’était nouveau à l’époque, et ça a détruit l’idée que la littérature était réservée à l’élite. C’était trop cool d’y assister !



5) Depuis combien de temps tiens-tu tes réseaux sociaux ?

Avec des pauses, 2015 pour Wattpad. 2019 pour Booksta. Et 2021 pour BookTok.



6) Comment décrirais-tu ton univers et ton identité d’autrice ?

Les lois de Murphy. L’effet papillon. Les oranges. Et le chiffre six.



7) Les messages importants dans tes histoires et pourquoi ?

J’aimerais qu’on me lise en se demandant si tout est perdu d’avance. Un peu comme l’image du monsieur qui creuse inlassablement à la recherche de diamants. J’écris pour ça.



8) Comment structures-tu tes histoires ?

Ça dépend du projet !

Des fois, une scène ou une image pop-un dans mon esprit. Elle va définir une intrigue, des personnages, un bout de l’univers. Des fois, c’est une chanson aléatoire qui va définir mes tropes, ma base de travail. D’autres fois, c’est un sujet qui m’intéresse que je veux traiter.

Pour la romance, j’écris sans plan. Je priorise le spontané. Si j’ai des éléments importants à incorporer, je les note dans un coin. Pour d’autres genres, où le reste passe souvent avant la romance, comme pour la dystopie, je pars sur un plan pour m’organiser.



9) Si tu devais choisir le personnage qui te ressemble le plus ? 

On me le demande souvent et je ne sais jamais quoi répondre, car ils ont tous quelque chose de moi, parfois même mes défauts ou mes peurs. Mais je finis toujours par dire Almila !



10) Doit-on forcément classer ses histoires dans des tropes, happy end ou sad end ?

Je vis pour les genres hybrides. Romantasy, romance dystopique, thriller romantique…

C’est le cœur de la littérature depuis des siècles, comme pour d’autres domaines artistiques. Je prends exemple des styles qui se construisent autour de la musique électronique.

Hot take : les gens se cassent trop la tête.

À mon sens, l’œuvre trouve son sens dans le sens.

La fin, si sensée, se conforme au sens assigné.

Par quoi ? L’ambiance instaurée dès le début.

Si j’écris sur l’espoir (l’image du monsieur qui creuse inlassablement à la recherche de diamants), j’écris une happy end.

Maintenant, si la fin heureuse contredit 99% de l’histoire bâtie sur des drames, une touche mélancolique ou plus ? Une fin ouverte peut être une alternative si on a peur que ce soit forcé, et des fois, ça l’est. Et à l’inverse, la sad end peut aussi être une facilité narrative quand l’histoire est bâtie à 99% de romance plate.

 Donc oui, l’œuvre trouve son sens dans le sens.

La romance a débuté avec le tragique, le mélodrame. Le genre est déjà hybride. On doit le laisser l’être. Sinon, la littérature meurt. Pareil pour la romance au cinéma.



Ce fut un vrai plaisir d'interviewer Selena je vous invite à lire ces histoire et la soutenir sur les réseaux, son insta : yazselena

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